Emile transpirait à grosses gouttes. La chaleur qui s’abattait sur la ville s’élevait maintenant à plus de 35 degrés.
Les seuls mouvements qu’il s’accordait, étaient ceux qu’il devait faire pour boire un peu d’eau fraîche, préservée dans sa berrada en faïence, cette gargoulette offerte par son oncle bicariophile
baroudeur qu’il ramena de son voyage à Fez, semblable à celle du peintre Eugène Delacroix. Comme un coq qui lève le bec pour chanter, Emile bascula la tête en arrière pour se désaltérer, tout en
observant l’état du ciel, un ciel sans nuage, d’un bleu profond. Il n’était pas de ceux qui vénèrent le soleil, il n’était pas de ces êtres au sang froid capables de lézarder des heures en plein
cagnard, tel ce satané pigeon biset, posé sur la gouttière, qui impacta son front de fiente colombine glauque et nauséabonde.
Par Emile Zona
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