Rares étaient ces moments où Émile se suffisait à lui-même, comme si le monde extérieur qui l’entourait était une simple représentation de son subconscient et que le seul fondement de la réalité
était sa conscience d’être unique, la conséquence d’un idéal extrême très nombriliste, à la limite du solipsisme tel que le décrivait le médecin Claude Brunet. Ces pensées s’évaporèrent lorsqu’il
entrevit par la fenêtre, Alexandrine sa voisine, sublimée par un rayon de soleil, vénus conchicole à la beauté transcendante, surgie d‘un tableau de Botticelli. Naquît alors en son âme, un
indicible désir, outrepassant les bornes de son ego, un désir qui concevait dans cette apparition fantasmagorique, à la beauté ineffable, une osmose fusionnelle déroutante et son possible
« alter ego ». Il partit à sa rencontre, sûr de sa vérité, bondissant dans l’escalier, tel un pécari touché par la grâce. Pour arriver devant elle, haletant… en slip.
Dans sa précipitation, Emile avait omis d’enfiler un pantalon., ce qui ne fut pas du meilleur effet, à son grand dam.
Par Emile Zona
-
12
-
Recommander
Commentaires