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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 15:53

Après s’être balancé, au démarrage, un coup derrière, un coup devant, pour se retrouver à plusieurs mètres de haut, ses mains crispées sur la selle, Emile tentait, vaille que vaille, de se tenir sur le dos du dromadaire. Luttant contre la chaleur, dans ce paysage désertique où quelques touffes xérophytes survivent malgré tout, Emile n’osait lâcher prise. Le voyage s’éternisait, son front ruisselait, ses mains serrées, moites de sueur, glissaient sur le pommeau de la selle. L’eau de sa gourde, agitée par le mouvement du « vaisseau du désert », devenait un bruit intolérable, dans le Sahara du Grand Erg Oriental. Enfin, la caravane de touristes fit halte. Emile descendit de l’animal, exténué, les dorsaux tétanisés, les jambes arquées, la gorge sèche, il pressa la gourde de cuir et but à grandes rasades. L'odeur du camélidé qui imprégnait ses mains, lui monta à la tête. Il finit par se demander si ce voyage gagné à la tombola des écologistes  tunisiens de son quartier, était vraiment un cadeau, surtout quand les deux chameliers se mirent à chanter un chant berbère à tue tête sous le soleil couchant.

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Published by Emile Zona
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commentaires

ledif trocas 27/02/2011 07:46



j'ai oublié deux choses:
-le pouème posté par Juliette est bien d'elle. Les mopopopouètes vivent en promisQuité, lesunsdansleautres dans leur petit espace (42X34),
alors ils déteignent forcément un peu lesunssurlesautres. Mais Elle c'est Elle et moi c'est moi.
-Ne t'imQiète pas pour le chaud-froid; c'est "l'effet sauna" et c'est excellent pour le raffermissement. Mais tu dois le savoir; je pense
Que Qomme le yoga le sauna est une de tes pratiQues régulières.
Au plaisir de te lire, φιλικά



Emile Zona 27/02/2011 11:57



Les vertues du sauna ne sont plus à démontrer. Quand je pense que certaines personnes rajoutent de l'eau sur les pierres chaudes, parce que l'air est trop sec, quelle gabégie! 


 



ledif trocas 27/02/2011 06:18



ExQuse nous, Qamarade, pour ces invasions.
je pense Que Melina a dû te gaver aveQ son délire roboratif
je ne peux rien n'y faire, hélas!  j'ai perdu toute autorité sur ces femmes.
Sauf de reQourrir à la force Qui me répugne, je les laisse faire ce
Qu'elles veulent.
Tes jours les excitant beauQoup tu risQues d'en voir passer des gatinées
n'hésite pas à les faire sauter si elles te bouffent ton espace.
je leur demande de te laisser un peu tranQuille.
ΦΙΛΙΚΆ



Emile Zona 27/02/2011 11:50



La tranquilité c'est bon pour les vieux croutons!  Sachez cher Ledif, que c'est un plaisir de retrouver chaques jours des commentaires sur ce modeste carnet. Continuez chers lecteurs et
lectrices, vous avez tous mes encouragements. 


Bien à vous tous



Mélina Mère Qourage 26/02/2011 18:56



Alors Qu’il était  revenu de sa torride expédition saharienne depuis plus
d’un mois Emile ressentait toujours le lancinant bringuebalement du voyage à chameau.  La sensation était si forte Que le
matin devant son bol de Qafé au lait, il n’osait même plus  le toucher de peur de le renverser, ni tremper dedans la tartine
Qu’Alexandrine lui avait amoureusement beurrée de peur de la mettre à Qôté. Au
risQue de vous attrister nous devons révéler une triste réalité : Alexandrine,  ne supportant pas la puissante odeur de
chameau dont Emile restait durablement imprégné malgré une douzaine de bains parfumés et de multiples aspersions d’Eau Sauvage de Dior, ne s’approchait plus de lui à moins de trois mètres. Et si,
le matin, elle lui beurrait enQore la tartine c’était pour lui signifier Que les feux de
l’amour n’étaient pas totalement éteints pour autant. Sans ce témoignage d’affection que serait devenu Emile ? Déjà sa vie était totalement
perturbée puisQue son médecin,  pronostiQuant un « syndrome de
FouQault » (pas Michel, le Père de), lui avait délivré un arrêt de travail pour une durée illimitée ; il ne pouvait plus approcher ni,
dans la rue, un bord de trottoir, ni,dans le métro, un bord de Quai tant il Qraignait un
balancement fatal vers l’avant –imaginez-vous à Quel point les déplacements peuvent être pénibles si vous vous sentez obligé de rester collé au
façades des immeubles ou aux Qarreaux de faïence pisseux du Métropolitain-; et la nuit son lit grinçait comme celui du chamelier dont il ne pouvait s’empêcher de répéter indéfiniment les mouvements. Alors si par malheur son Alexandrine l’avait Qomplètement lâché il y a fort à Qraindre Qu’Emile
 aurait d’une façon ou d’une autre mis un terme à ses souffrances. Telles étaient ses sombres pensées lorsQu’au milieu d’elles
surgit une idée d’une tout autre Qouleur ; une idée d’une blancheur éQlatante et
immaQulée Qomme on n’en voit Que dans les
réQlames pour les lessives ; une idée aussi fraîche Qu’avait été
torride  la traversée du GEO ; une idée Qui aurait dû plaire  à Alexandrine si la charmante n’avait pas
été un monstre de mesure et d’éQuilibre refusant aveQ la même rigueur la chaleur extrême et
l’extrême froidure ; une idée Qu’il suivrait donc malheureusement seul. Il QontaQta l’association  des éQolos Inuits et
prit rendez-vous pour une traversée en traîneau à chiens du Kuujjuaq. Il fit enQore une tentative auprès d’Alexandrine
en lui ventant les effets bénéfiQues pour la libido du Qlimat de Qontrées où les filles sont grand’mères à 24 ans, mais elle...
« Alors, lui dit-il, je vous dépeindrai mon voyage, ce sera pour vous  un plaisir extrème.  Je dirai : «  j’étais... là... telle chose
m’advint... ». Vous y croirez être vous-même ! »  A ces mots, en pleurant, ils se dirent « adieu ». Le voyageur s’éloigna... et...


Sans nouvelle depuis... combien de temps déjà ? Alexandrine se morfond...
 
nb : Si quelqu’un a des nouvelles d‘Emile Zona qu’il nous les transmette, nous les ferons suivre à Alexandrine



Emile Zona 26/02/2011 23:29



A dos de chameau, le retour est laborieux...et puis passer du chaud au froid, ça crispe!


Patience Emile revient bientôt!



ledif trocas 26/02/2011 06:01



Obsédé au-delà du raisonnable par l'Egalité j'ai du mal à aQcepter Que l'on monte sur
un animal Qui ne pourrait pas nous rendre la pareille. Le seul être vivant Que je
chevauche c'est la Femme puisQu'il est facile et plutôt agréable d'inverser les positions. C'est pourQuoi ma préférence va vers les femmes légères.
Il n'empêche Que Qomme toi aveQ
ton chameau j'ai connu QuelQues "voyages à Cythère" mouvementés,et il m'est arrivé de
me retrouver jeté  en bas d'un lit d'une table d'un muret ou d'un tapis volant selon le support des ébats. Rien n'est plus sûr Que
l'amour au ras des pâQuerettes. En somme l'idéal c'est: une femme légère sur le plancher des vaches. Evidemment pour voyager dans le désert
c'est une autre paire de bosses. Tu te vois traversant le GEO monté sur Alexandrine rampant et se tortillant Qomme un vers? vous ne seriez
pas près d'arriver! et puis il faudrait beauQoup d'eau.
à l'instant me reviennent en mémoire QuelQues vers de Llorca:
"cette  nuit   me  vit  galoper
de ma plus belle chevauchée
sur    une    pouliche    nacrée
sans  bride  et   sans  étriers"
Bien sûr pouliche femme ou chamelle , c'est tout de même un peu différent.



Emile Zona 26/02/2011 17:44



Tant de poésie, ça me rappelle une toile de Gauguin!



Sébastien Machefort 25/02/2011 22:38







Emile Zona 26/02/2011 17:37



Pas évident de se tenir assis sur ce bestiau!