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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 22:17

Le splendide chevalet en bois de hêtre vernis, à double flèche, avec patins réglables, pourvu de roulettes, avait fière allure dans l’autobus. Emile savourait cette acquisition faite à la salle des ventes, avec volupté. Le statut d’artiste que lui conférait l’encombrante pièce de bois, renforçait son égo de « créateur » , à la limite de l’arrogance.

Le bus marqua l’arrêt, chargea à son bord, une vieille dame élégante, vêtue d’une peau de zibeline de Mongolie, puis, reprit son trajet doucement. La dame se dirigea vers l’arrière du véhicule, où l’attendait une place assise, près d’un moustachu hirsute dont la surcharge pondérale débordait du siège. Elle rangea sa carte vermeil, dans son sac à main crocodilien, le car prit soudainement de la vitesse et dans sa subite accélération, la distinguée sexagénaire partit la tête en avant, tel un ballon de rugby et vînt s’encadrer dans le chevalet d’Emile. A sa grande surprise, cela lui rappela curieusement la toile des « vaches de Van Gogh. »

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Published by Emile Zona
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commentaires

ledif trocas 11/02/2011 06:06



Hum...mmmoui... C'est un peu dommage Que la vie se débite en tranches...
mais hélas elle est trop grosse et trop longue pour être ingérée digérée et chiée en-à-peine-plus-de-temps-Qu-il-ne faut-pour-l'écrire.
j'aurais aimé une vie sévitavalé sévitchié! bien épicée cela doit être délicieux.
Enfin, tant Qu'il y a des trains arrière dans lesQuels on peut sauter...



Emile Zona 12/02/2011 23:56



J'ai vu - J'ai vu les trains silencieux, les trains noirs qui revenaient de l'Extrême-Orient et qui passaient en fantômes - Et mon oeil, comme le fanal d'arrière, court encore derrière ces
trains.


La Prose du Transsibérien et de la Petite Jehanne de France (1913) Citations de Blaise Cendrars



ledif trocas 10/02/2011 11:11



Rien ne remplacera la plateforme d'autobus
Quand Agnès y montait je l'aimais enQore plus
le bus étant Qomplet elle se Qollait à moi
et sentait tout Qontre elle s'aQQroître mon émoi
mes mains avaient glissé par-dessous son imper
et Qomme l'autobus progressait notre affaire
le receveur sympa feignait de ne rien voir
une dame choQuée disait c'est à ne pas Qroire
un vieillard déQoré regardait de travers
un Qouple plus âgé semblait nous jalouser
lorsQue nous échangions de langoureux baisers
Enfin nous arrivâmes à l'arrêt Luxembourg
et Agnès s'éQria: "c'est là Qu'on fait l'amour!"

Les amants Qui s'béQotent dans les transports publiQues
sont toujours regardés Qomme des gens impudiQues


 



Emile Zona 10/02/2011 20:03



Le problème c'est que les couples qui se donnent en public croient être invisibles. Personnellement, sans puritanisme aucun, cela me gène, quand je suis témoin d'élans amoureux un peu trop
démonstratif....Ceci dit, j'ai,  tout comme vous, profité des autobus à plate-forme et il m'en reste d'excellents souvenirs érotiques.


Bien à vous



ledif trocas 10/02/2011 08:54



c'est drôle, mon Cher Emile...
un jour, je me mariai  en 73, je crois...
j'avais demandé à mon meilleur ami de lire cet extrait de "badine" pendant la cérémonie...
ça ne nous a guère porté chance(?)puisque, dix ans après, l'IMPARFAITE élue et l'AFFREUX époux Qavaleur se séparaient. Depuis lors j'ai repris comme devise un autre extrait fameux:
"Toutes les belles ont le droit de nous séduire
et l'avantage d'avoir été renQontrée la première
ne doit pas dérober aux autres
les justes prétentions Qu'elles ont toutes sur nos Qoeurs"
et j'ai aQQroché ça au dessus de mon lit. ainsi Elles ne peuvent jamais dire Qu'elles
ne n'étaient pas prévenues.

Oh! pardon j'ai un peu laissé passer l'autobus



Emile Zona 10/02/2011 19:58



10 ans c'est quand même une belle tranche de vie ! Attention un train arrière peut en cacher un autre, ha,ha,ha!



Gertrude 09/02/2011 22:15



Voyons, Ledif, le sQrabble n'est pas un reptile vice Queue mais un jeu de mots laids avec un Q qui coute chair.



Emile Zona 09/02/2011 23:45



i comprend rien bon sang!



armengol VI d'urgell 09/02/2011 21:54



Dans le quartier des Trois Cocus aussi 



Emile Zona 09/02/2011 23:42



Le quartier des trois cocus a une drôle d'histoire. On raconte que des soldats de Napoléon (encore lui) chargés du cadastre, auraient compris 3 cocus lorsqu'ils demandèrent aux autochtones
occitans le nom du quartier. En réalité le nom de ce quartier occitan est "tres cocuts" qui en occitan veut dire 3 coucous, 3 coucous qui ornaient la demeure, aujourd'hui disparue, d'un riche
seigneur.