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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:34
Trouver un ressort pour sa montre de gousset, acquise lors d’un marché aux puces, fut une rude épreuve. Aussi, lorsqu’il libéra l’énergie stockée dans le ressort spiral et que celui-ci se détendit lentement pour actionner l’oscillateur mécanique, qui mit en mouvement la série de rouages, régulée par une “ancre”, aux“palettes” libératrices, Emile ne put retenir un cri de satisfaction. Les dents de la roue d'échappement cliquaient par à-coups réguliers, tels des battements cardiaques, constituants une mesure rythmée de l’écoulement du temps. Alors que sa montre de gousset en léthargie, revenait à la vie et que ces yeux brillaient d’émotion, la masse oscillante, actionnée violemment, vint frapper le " butoir ". Il se produisit alors un choc qui aida les vis insuffisamment bloquées à se dévisser, celles-ci impactèrent les joues d' Emile et fusèrent dans la pièce, comme une mini-bombe à retardement, à sa grande stupeur.

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Published by Emile Zona
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commentaires

Michel P 28/09/2009 23:12


Oui ! C'est étudié pour ! :-D


Michel P 28/09/2009 22:45


 

La mécanique du fluide


 


 


 


Si d'air et d'eau, remis facilement de tout,


D'un carillon liquide en suivant sa musique,


Je me laissais guider au fil de ses remous,


L'aria n'irait qu'à mon labyrinthe harmonique.


 


L'écouloir sans permis, serrant le sable fin,


Chronomètre les rides et les yeux mollets,


A force de pleurer, les fleuves sont défunts,


Et des bols, Râ l'Amon excuse les excès...


 


Nous sommes en nos pyramides où régner,


Emeutiers d'éléments aux fondations trop amples,


Nous ramendons par bouts l'étoile d'araignées


Qui, Salomon m'en est témoin, tiennent le temple !


 


Nous balayons des π, détroits qu'à torts on cesse


D'explorer, l'on se ment, et l'on se sacrifie


Sur un autel tabou fait de vaines promesses,


Et rien d'autre ne naît que l'on ne scarifie...


 


Alors, nous nous glissons, sans nous en rendre compte,


Dans les creux de la vie et tous ses interstices,


Nous adaptant tant bien que mal à ses rencontres,


En espérant enfin conclure un armistice.


 


Pourtant, nous cheminons, avides de trouver


Le moindre des replis où pouvoir nous meurtrir,


Histoire d'oublier que le fluide est sensé


S'adapter aux parfums parfaits que l'on respire.

Michel P 2009



Emile Zona 28/09/2009 23:10


Voilà un beau poème qui demande reflexion.
Et des bols, Râ l'Amon excuse les excès.. Il fallait le trouver ce vers, dîtes donc!
Permettez-moi cette contrepétrie amusante : et des monts, ras l'bol excuse les excés. Ha,ha,ha! C'est mon côté taquin qui ressort. Que Râ me pardonne .
Poétiquement votre


juliette 28/09/2009 13:07


Mon Emile
je pense qu'olphactivement et capillairement vous ne pouvez être pire que mon ledif
et si sexuellement il est quasiment sans égal, sachez qu'il est souvent ponogène et que, contrairement à ce qu'on prétend, qui peut le plus ne peut pas forcément le moins. Et au fond le un
peu moins est probablement préférable au beaucoup trop (cette dernière réflexion m'est inspirée par quelques douleurs mal situées que je ne préciserai point pour ne
pas choquer vos excellents commentateurs).
Mon Emile, à vous lire et peut-être, qui sait, vous entendre un jour susurrer vos délicieuses histoires à mon oreille que j'ai, dit-on, fort jolie.


Emile Zona 28/09/2009 22:52


J'aimerai bien savoir ce qu'est un homme ponogène, ça a l'air de faire mal en tout cas. Enfin, tant qu'il n'est pas phonogène, vos jolies oreilles ne souffrent pas.
Merci pour ce chaleureux commentaire Juliette


Michel P 28/09/2009 12:29


Je crois même, à vrai dire, et c'est assez stupéfiant, qu'il ne prévoient même pas mais conditionnent, en quelque sorte cet avenir... Le gritche, muse sordide, et si la poésie n'était qu'un chant
universel dont le poète n'est qu'un médiateur opportun ? Dan Simmons est un curieux monsieur, dont l'oeuvre semble à tiroirs, laissant aux différents lecteurs plusieurs niveaux de lecture. Pas
étonnant qu'il fut instit' pour enfants précoces...


Emile Zona 28/09/2009 22:30


Les mots ont un réel pouvoir et lorsqu’ils sont assemblés en poème, leur impact est indéniable. Que la poésie soit un détonateur pour une explosion culturelle, qu’elle soit à l’origine des prises
de conscience, vers un meilleur épanouissement de l’être humain, c’est tout le bien qu’on peut lui souhaiter. Je repense à cette phrase de Dan Simmons dans l’homme nu : "La seule chose dont on soit
sûr, après la mort, c'est qu'on aide l'herbe et les fleurs à pousser, tout le reste, ce sont des boniments." C’est pas faux!
Laissez-moi vous dédier ce poème d’Armand Robin :

LE PROGRAMME EN QUELQUES SIÈCLES

On supprimera la Foi
Au nom de la Lumière,
Puis on supprimera la lumière.

On supprimera l'Âme
Au nom de la Raison,
Puis on supprimera la raison.

On supprimera la Charité
Au nom de la Justice
Puis on supprimera la justice.

On supprimera l¹Amour
Au nom de la Fraternité,
Puis on supprimera la fraternité.

On supprimera l¹Esprit de Vérité
Au nom de l¹Esprit critique,
Puis on supprimera l¹esprit critique.

On supprimera le Sens du Mot
Au nom du sens des mots,
Puis on supprimera le sens des mots

On supprimera le Sublime
Au nom de l¹Art,
Puis on supprimera l¹art.

On supprimera les Écrits
Au nom des Commentaires,
Puis on supprimera les commentaires.

On supprimera le Saint
Au nom du Génie,
Puis on supprimera le génie.

On supprimera le Prophète
Au nom du poète,
Puis on supprimera le poète.

On supprimera l¹Esprit,
Au nom de la Matière,
Puis on supprimera la matière.

AU NOM DE RIEN ON SUPPRIMERA L'HOMME ;
ON SUPPRIMERA LE NOM DE L'HOMME ;
IL N'Y AURA PLUS DE NOM ;
NOUS Y SOMMES.


Armand Robin (1912-1961)

C'est pas gai tout cela, mais c'est de votre faute Michel, avec vos sujets profonds....
Bien à vous


juliette 27/09/2009 14:18


oh Emile! comme j'aimerais avoir une petite place tout contre vous...
mais je sens Gertrude si présente et que je ne saurais rivaliser avec elle.
Pourtant j'espère encore me glisser dans les intervalles qu'elle voudra bien laisser
et puis qu'elle ne prendra pas ombrage si vous voulez bien m'accorder un baiser ou plus si infinité.
je vous embrasse très très très tendrement


Emile Zona 28/09/2009 12:13



Je me demande si votre partenaire verrait d'un bon oeil ce tendre baiser. Je ne suis pas sûr non plus que Gertrude soit votre rivale. Quoi qu'il en soit, sachez que j'apprécie cet élan de
tendresse qui me va droit au coeur. Vous avez, bien entendu,  votre place dans ce carnet et dans tous les intervalles que vous souhaitez. Mais n'avez-vous rien contre les hirsutes,
fleurant le pécari et pourvu d'un petit sexe éjaculateur précoce?
Bien à vous Juliette